FIV-D ICSI n°1

Hello les girls ! cof

Rapide post pour vous dire que j’ai démarré la stimulation avec Gonal-F 100ui suite à l’écho que j’ai eu mercredi 05/12. J’ai débuté les injections le soir même, je dois les faire vers 21h/21h30. Autant dire que je les fais à 21h pétante parce-que je n’ai pas le courage de tenir plus tard… je suis tellement K.O en ce moment !

Ce soir je fais ma cinquième piqûre et demain, écho et prise de sang au Centre AMP, à 07h40 (le réveil à 4h30 va piquer).

 

 

XOXO,
Chax

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Petite pilule magique

Je viens vous donner quelques nouvelles ! Et elles sont bonnes !

Nous avons eu nos fameux rendez-vous tant attendus le 19/11 :

  • Biologiste : bon il ne nous a pas apprit grand chose il faut se l’avouer… mais on sait que l’on part sur des FIV ICSI car la mobilité des spermatozoïdes des donneurs n’est pas forcément favorable à une FIV classique. Il nous a également fait signer le devis pour la vitrification (hé ouais les joies de la clinique privée !) Un seul embryon à transférer et à partir de J3.
  • Gynéco : -« Bon, le dossier est tout bon… vous souhaitez démarrer quand ? » -« TOUT DE SUITE ! » Bah quoi ? Moi il ne faut pas me poser deux fois la question… Ca tombe bien, j’étais à J1 ! Ok on part sur un protocole court à démarrer le soir même ! Du coup pilule Minidril de J1 à J12 (donc du 19/11 au 30/11 inclus) pour mettre les ovaires au repos.
    Le 05/12 soit à J17, écho de « démarrage » et normalement, si tout se passe bien, je débute Gonal F 100ui le soir. Pour bloquer, j’aurai Fyremadel. (Si des filles l’ont eu, je veux bien savoir si vous piquez dans la cuisse comme indiqué sur la notice ou dans le ventre ? la cuisse doit faire rudement mal !) et bien sûre, notre ami Ovitrelle pour déclencher.
    La ponction aurait lieu, encore une fois, si tout va bien, la semaine du 17/12.
    Ensuite, le traditionnel Progestan 3x par jours, mes culottes vont kiffer !
  • Anesthésiste : Tension légèrement haute, pas grave, cela doit être l’émotion. Pas d’anesthésie locale, ni générale. C’est une sédation, donc pas de gueule dans le cul au réveil et de désorientation ! Moi j’aime bien être shootée ! Ca me va.

C’est bien beau la pilule… sauf que je ne la supportes pas, mais alors vraiment pas du tout ! Pourtant c’est la première que j’ai pris lors de mon adolescence et pendant plusieurs années, elle me convenait tout à fait. Sauf que là c’est pas la même ! Nausées, mal de tronche permanent, fatigue extrême, acné de pré-ado, transpiration la nuit de femme en pré-ménopause (genre le matin je suis en nage quoi)… chouette!

Du coup, j’ai été chez le toubib ce matin, impossible d’aller bosser…  tension prise à 3 reprises car légèrement haute… 15/3 alors que d’habitude je suis entre 12 et 13. Ca vient certainement de cette pilule, et la tension me provoque les céphalées. Elle m’a arrêter aujourd’hui et demain. Normalement je devrai aller mieux dès samedi car dernière prise de Minidril demain soir ! Après bye bye la-chose-contre-nature.

Les choses sérieuses ont commencés ! Malgré ces effets indésirables, je suis super contente !

XOXO,
Chax

Avis favorable

Hello !

Ce fut une semaine riche en émotions…

Lundi et mardi se sont très bien passés. Mercredi aussi. Ah non, 10 minutes avant de débaucher, j’ai appris que je ne serai pas embauchée à l’issu de mon contrat ; (pour info, je suis à ce poste, à la CPAM, depuis plus d’un an et en CDD car je remplace une personne en arrêt maladie, cette même personne prend sa retraite à compter du 01/02/2019). En effet, pas de budget, pas d’embauche. Ils préfèrent faire les « chaises musicales » avec des agents déjà titulaires, comme ça, ca ne leur coûte rien. Carrément déçue… je me suis tellement investie, j’ai donné beaucoup de moi pour satisfaire les attentes de mes responsables (chose réussie) mais cela n’a pas suffit. J’aurai dû leur dire que je leur prêterai de la thune pour m’embaucher  ! Pffff…

Bref donc le 31/01/2019, à 16h, je suis sans boulot !

Ce jour là, Mr Chax et moi fêtions nos 5 ans d’amour ! Un resto en amoureux, resto italien que l’on affectionne particulièrement, on en est ressorti le bide gonflé à bloc !

Jeudi je suis allée au boulot, sans grande motivation… j’ai même posé mon après-midi. J’ai reçu un mail du CECOS, nous avons eu un avis favorable de la part de la commission pour la délivrance de paillettes pour notre passage en FIV/D ! Qu’est-ce que nous sommes heureux…

En gros j’ai été heureuse, ensuite j’ai pleuré, j’ai à nouveau souris mercredi soir, jeudi matin un peu moins et l’après-midi j’avais la banane !

Aujourd’hui c’était carrément tranquille niveau montagne russe des émotions.

Enfin si, j’suis heureuse d’être en week-end, et surtout d’aller au centre PMA lundi après-midi ! On espère tellement pouvoir commencer rapidement notre protocole ! N’ayant plus de pression du côté de mon boulot, je vais me concentrer à fond sur ce nouveau départ PMesque ! ♥

XOXO,
Chax

NOTITLE

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Hello à toutes !

Ce blog est devenu un mensuel.. je passe à peu près une fois par mois quand je suis la plus assidue !

Sans déconner, il faudrait que je vienne plus souvent vous donner des nouvelles ; par contre, ce qui est sûre, c’est que je vous lis toutes chaque jours !

Depuis début septembre on a eu « tous » nos rendez-vous : hystérosonographie, réunion d’information, frottis (dont j’attends encore les résultats) et entretien avec le psy du CECOS.

Nous attendons maintenant notre passage en commission au CECOS pour la délivrance des paillettes pour la 1ère FIV, ca ne sera pas avant le 13/11. Soit plus d’un mois après notre rendez-vous avec le psy, m’enfin… voilà pourquoi nous sommes partis du CHU, tout prend une éternité.

Nous avons tout de même devancer cette commission et nous avons pris nos rdv avec le biologiste, la gynéco pour les ordos et l’anesthésiste (plus pratique vu qu’on habite loin) et ils sont tous prévus le 19/11. L’après-midi s’annonce bien rempli !

J’espère juste que le CECOS ne va pas nous refuser ces paillettes (même s’il n’y a pas de raison). On pourrait peut-être, idéalement, commencer sur mon cycle de novembre qui devrait démarrer le jour de mon anniversaire soit le 21/11. A voir… On a hâte.

J’ai besoin de me remettre dans le bain, de retrouver la joie des piquouses et des allers-retours à Bordeaux pour les monitorages ; d’ailleurs en parlant de ça, je pense demander à mon médecin traitant de me mettre en arrêt durant le traitement si j’ai trop de mal à concilier le boulot et les allers/retours (300km à chaque fois) vers le centre. Qu’en pensez-vous ? Il y en a qui ont été en arrêt dès le début du traitement ? Heureusement que j’ai réussi à obtenir un prise en charge pour les transports… je vais même être gagnante (financièrement) ! Hihihi !

Des bisous à toutes les girls !

XOXO.
Chax

Repartir à zéro

Le 10 juin 2018 j’étais à 4 DPO, j’attendais mais j’étais quand même sceptique.

J’avais raison.

Le résultat fut sans appel, négatif, comme les autres.

Le cycle qui a suivi, nous avons fait notre dernière tentative, la sixième insémination. On a augmenté les doses de Gonal. J’ai eu un début d’hyperstimulation. 4 follicules mûres. On a tenté le tout pour le tout. On m’a prévenu des risques de grossesse multiple.

9 jours après cette énième IAD, mes règles ont débarqués. Sacré DNLP.

Normal, avec seulement 400 000 spermatozoïdes inséminés, une mobilité progressive à 5%, tu croyais quoi toi ? Toi qu’on a prévenu qu’il y avait des chances que tu sois enceinte de plusieurs bébés ?

Sérieusement… on a gâché nos deux dernières tentatives. C’était du grand n’importe quoi, et pourtant on continuait à y croire, bêtement, naïvement, avec beaucoup d’espoir.

On a décidé de changer de centre de PMA, de partir dans le privé, quitte à y laisser un rein. On n’a pas le choix de continuer avec le CECOS pour les paillettes, mais ce que l’on veut c’est un meilleur suivi, un peu d’écoute et d’humanisme dans ce parcours du combattant. Quand on râle parce-qu’on ne comprend pas pourquoi on a des comptes-rendus de merde concernant les paillettes, on veut être écouté, pas qu’on nous dise que c’est normal et qu’il faut faire avec.

1er rendez-vous mercredi 29/08 dans cette clinique au nord de Bordeaux. On va partir sur des FIV ICSI vu la numération des paillettes. Je passe une hystérosonographie le 05/09, un frottis avec un gynéco de ville le 26/09, la réunion d’information FIV est prévue le 02/10 et notre rendez-vous avec le psychologue du CECOS le 09/10 pour valider notre passage au Staff CECOS pour la délivrance de nouvelles paillettes. La toubib de la clinique, on l’appellera Dr Espoir, pense que nous serons opérationnels pour un début de protocole en novembre.

Si nous étions resté au CHU, nous pouvions espéré un premier cycle en avril/mai 2019 (parce-qu’il y a trop de monde, parce-que c’est l’usine…) C’est dingue, quand tu payes, tu n’as plus toute cette attente !

Nous continuons donc à espérer, peut être un peu trop mais c’est comme ça, que nous allons y arriver, que notre plus grand rêve va se réaliser ; que notre étoile veille sur nous.

 

XOXO
Chax

Déjà un an

Bonjour à toutes !

Mon dernier article fut posté il y a maintenant plus d’un an… depuis, plusieurs changements de ma vie.

Déjà, le déménagement dont je vous parlais ! On revit depuis qu’on a changé de région ; je suis bien plus heureuse. Déjà j’ai retrouvé du boulot très vite, contrairement à la Picardie, mon chéri aussi.  Je suis à nouveau en poste à la CPAM depuis le mois de novembre et mon homme lui, est cuisinier au sein d’un restaurant à 2 pas de chez nous. On a trouvé une superbe petite maison, avec un jardin, une terrasse avec pergola, c’est devenu notre petit nid d’amour et on se sent vraiment très très bien ici.

Je suis désormais près de ma famille, et cela n’a pas de prix.

Côté PMA, nous avons eu notre premier rdv à Pellegrin le 6 juillet 2017 et nous en sommes repartis pleins d’espoirs car la chef de service nous disait qu’elle allait tout faire pour réduire notre attente vu que nous avions déjà suffisamment attendu à Amiens.

Second rdv en septembre, la gynéco me demande de repasser une seconde hystérosalpingographie, chose que j’ai fait dans la foulée, malgré la terrible souffrance (la première avait été très douloureuse mais pas autant). On a du refaire nos sérologies, un caryotype pour moi, la pds pour le CMV que je n’avais pas eu a faire en Picardie ainsi que l’AMH (2 fois d’ailleurs) ; tous les résultats étaient bons.

On nous a demandé de prendre rdv en mars 2018 pour une consultation avec le psychologue du Cecos ainsi que la gynéco à nouveau. Nous sommes repartis ce jour là avec des ordonnances pour débuter une quatrième IAD ! Enfin !

Elle fut négative.

En avril, je reçois, par mail, des nouvelles ordos pour une cinquième tentative. J’ai débuté les injections de GonalF 75 fin mai, à J3, le 28 exactement. Le 1er juin j’ai eu un premier contrôle à J7, déjà un follicule à 13,5mm, l’endomètre à 7,5/8mm (je ne me souviens plus trop). J’ai continué les injections tous le week end et le samedi/dimanche j’ai du ajouté une ampoule d’Orgalutran. Contrôle le lundi, à J10, un follicule à 21,75mm, un second à 15,5mm, et un troisième à 11mm. L’endomètre à 11,5mm. Autant dire que je n’ai jamais eu d’aussi beaux résultats. Déclenchement le soir même à 22h avec Ovitrelle. IAD le 06/06. Grosse crise d’angoisse au moment de l’insémination. Les jambes tremblaient très fort, la sage femme était obligée de me les tenir. J’ai eu du mal à me calmer. Une fois terminée, je me sentais mieux.

Le hic c’est que, lorsque la SF me donne les documents ainsi que le compte rendu de l’insémination, je bloque sur le nombre de spermatozoïdes… 0.24 millions ! Mais c’est trop peu ?! Normalement on ne fait pas d’insémination avec moins d’1 millions, surtout que la mobilité est à 3%… autant dire que je suis assez sceptique quant à l’issu de cette tentative…

Aujourd’hui je suis à 4 DPO et j’ai l’impression que c’est interminable (et que j’attends déjà depuis 10 ans…)

XOXO

Chax

Thankfulness

Il y a peu j’écrivais un article sur ce blog, me posant tout un tas de questions.
Aujourd’hui je peux dire que je vais mieux. Je sais que le chemin va être encore long, que le 12 juin je serai submergée de larme, que le 6 juillet on nous annoncera une attente qui nous semblera interminable, et que les mois qui suivront seront vides. Mais j’ai bon espoir, je ne sais pas pourquoi… peut-être parce-qu’une copinaute attend son petit bout suite à une tentative effectuée avec le Cecos de Bordeaux, et peut-être parce-qu’elle m’a annoncé qu’un ami à elle souhaitait nous parrainer, et donner de façon à nous remonter sur la liste d’attente. Je sais que rien est fait, que ce n’est pas encore sur à 100% étant donné que les critères concernant la santé des donneurs sont très strictes et que malheureusement, les candidats au don sont peu nombreux à pouvoir aller jusqu’au bout de leur démarche. Mais je suis heureuse, touchée au plus haut point, de savoir qu’il y a une personne, que l’on ne connaît absolument pas, qui souhaite faire ce si beau geste pour nous, pour nous aider. Dès que j’y pense, j’ai les larmes aux yeux. Comment remercier une personne qui veut faire en sorte de t’offrir le bonheur de devenir parent, même si ça n’aboutissait pas pour X raison, je lui serai à jamais reconnaissante.

Je suis désolée de ne pas être très présente sur vos posts, mais je vous lis, tous les jours.

Maintenant j’ai un déménagement à préparer, vous m’excuserez mais les cartons ne se feront pas tout seuls !

XOXO,
Chax

12 mai – 12 juin

« Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort ». C’était une connerie. Du moins dans son acception banale et contemporaine. Au quotidien, la souffrance n’endurcit pas. Elle use. Fragilise. Affaiblit. L’âme humaine n’est pas un cuir qui se tanne avec les épreuves. C’est une membrane sensible, vibrante, délicate. En cas de choc, elle reste meurtrie, marquée, hantée.  – Jean-Christophe Grangé, Le Passager.

Un mois. Un mois avant mon terme.

Est-ce qu’un jour je cesserai d’y penser ? D’en pleurer ?

Est-ce qu’un jour j’arriverai à aller de l’avant, à y croire à nouveau ?

Vais-je réussir à arrêter de souffrir en silence ?

Vais-je réussir à surmonter l’attente qui nous pend au nez ?

Vais-je souffrir à nouveau ?

Comment oublier le futur que je m’étais imaginé ?

Tant de questions auxquelles, six mois après, je n’ai toujours pas trouver les bonnes réponses.

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Parce-que ça fait longtemps

Je n’étais pas revenu écrire ici depuis ma fausse couche… Les mois qui ont suivi cette mauvaise nouvelle n’ont pas été faciles à vivre.

J’ai été trois semaines en arrêt car je ne me sentais pas de revenir au boulot, affronter tout le monde et leurs regards de pitié, mais surtout leurs questions. Mon contrat se terminait le 13 décembre et je suis revenu la dernière semaine uniquement. Le premier jour, j’ai eu droit à plusieurs « alors ça pousse ? », « comment va le bébé ? ». Autant dire que je n’étais pas des plus heureuses de revenir mais bon ces personnes étaient pardonnables car elles ne savaient pas. Je répondais froidement, je n’arrivais pas à faire autrement et j’étais prête à me désintégrer en larmes. Il n’y avait que les collègues de mon service au courant. J’ai tout de même eu droit de leur part aux histoires qui concernant l’amie d’un ami de la meilleure amie de son frère pour qui ça avait marché suite à une fausse couche. Je pense que dans ces moments là, on est inconsolable.

Le dernier jour de boulot, j’ai rencontré la DRH du département pour faire un point sur mes huit mois passés au sein de l’établissement… j’espérais que l’on parle de mon travail, mais non, elle m’a dit qu’ils ne me gardaient pas car j’avais des « projets personnels plus importants » – elle faisait allusion à la grossesse -, ce à quoi j’ai répondu non. Elle pensait que je mentait. Je suis reparti en pleure de cet entretien.

Les fêtes sont passées, on est parti en vacances chez des amis en janvier, et à notre retour on avait rendez-vous à la PMA pour faire un point sur la fausse couche et pour récupérer une ordonnance pour une troisième tentative, même traitement. On a tenté sur le cycle de février, pendant notre déménagement, je n’étais pas des plus sereines et cette insémination s’est révélée négative le 3 mars.

Depuis, on a pris de grandes décisions. On abandonne la PMA à Amiens, on pars s’installer dans les Landes, auprès de ma famille. Je n’ai toujours pas de boulot ici, Mr Chax rêve de se casser du sien où il bosse avec des enfoirés donc on en profite. On s’inscrit dans le centre du CHU de Bordeaux, nous avons rendez-vous le 6 juillet avec une Dr Miracle, enfin je l’espère. J’ai déjà demandé notre dossier auprès d’Amiens, on le reçoit la semaine prochaine. Donc nous nous relançons dans l’attente interminable qui logiquement est de 18 mois, à moins que, pour une fois, nous ayons de la chance et qu’on n’ai pas à attendre autant…

La parentalité me semble encore si loin, même lorsque Mr Chax me parle des châteaux de sable qu’on fera avec notre enfant sur les plages landaises sans passer pour des gamins (oui car on adore en faire tous les deux). Je préfère me préserver, me dire que pour le moment on y pense pas, mais pourtant…

Tous les jours je pense à notre petite étoile, certains diront que je n’étais que à 12 semaines, mais pour moi il était déjà tout. J’ai perdu une partie de moi, de nous, notre espoir. Notre bébé.

XOXO,
Chax

Thank you

Tout d’abord, je vous remercie toutes pour vos gentils messages. C’est si touchant, et ça fait tant de bien d’avoir du soutien et des petits mots remplis d’amour.

Je ne vous cache pas que je suis un peu au fond du trou. Mais surtout le soir. La journée ça va… bien que je sois en arrêt, j’essaie de m’occuper un maximum, et ça m’aide. Mais le soir… c’est une autre histoire. Je rumine beaucoup, je culpabilise. Je lui parle parfois, en regardant le ciel. Il me manque, il me manque quelque chose à l’intérieur de moi, je me sens si vide. Je me touche le ventre, par habitude je pense… et là je me rappelle qu’il ne fait plus parti de moi. Dés que je pense à lui, mon cœur se serre, j’ai du mal à respirer, et les larmes montent.
Bien évidemment, quand il t’arrive quelque chose, quoi que ce soit, tout se rapporte à cet évènement. En effet, hier j’ai été me balader, j’ai vu que des femmes enceintes, que des bébés, que des magasins de puériculture et de vêtements pour enfants. Je les fuyais du regard, j’étais mal. J’ai regardé le film (ou plutôt commencé) « La liste de mes envies » avec Mathilde Seigner, et bien évidemment ils étaient obligés de mentionner le fait qu’elle avait perdu son bébé. Mon homme et moi on s’est regardé et on s’est dit qu’on allait aller se coucher plutôt que de le regarder finalement. Parfois, on a l’impression qu’ils le font exprès, tous.

Je ne me sens absolument pas apte à retourner au travail, déjà que l’ambiance n’est pas au beau fixe là-bas, mais là c’est pire, je ne veux pas me prendre des déclarations de grossesse tous les jours dans la tronche, voir toutes ces femmes enceintes, ou même me faire gueuler dessus car ça fait parti de mon quotidien, je ne m’en sens pas capable. Je n’arriverai pas à faire mon deuil si j’y retourne et pourtant il va bien falloir. Je n’ai plus beaucoup de temps à faire là bas, mon contrat se termine le 13 décembre. Qu’est ce que j’ai hâte. Mais je vais quand même essayer de voir avec mon médecin s’il ne peut pas me prolonger d’une semaine, juste une. Il ne me restera plus que 7 jours à faire après.

Comment avez-vous fais, vous qui êtes passées par là, pour passer « à autre chose », à aller de l’avant ?

J’ai tellement envie de reprendre rendez-vous au centre PMA pour reprogrammer une nouvelle insémination mais j’ai trop peur de revivre le même calvaire. On dit que la foudre ne peut pas tomber deux fois au même endroit, mais pourtant ça arrive… malheureusement.