Thankfulness

Il y a peu j’écrivais un article sur ce blog, me posant tout un tas de questions.
Aujourd’hui je peux dire que je vais mieux. Je sais que le chemin va être encore long, que le 12 juin je serai submergée de larme, que le 6 juillet on nous annoncera une attente qui nous semblera interminable, et que les mois qui suivront seront vides. Mais j’ai bon espoir, je ne sais pas pourquoi… peut-être parce-qu’une copinaute attend son petit bout suite à une tentative effectuée avec le Cecos de Bordeaux, et peut-être parce-qu’elle m’a annoncé qu’un ami à elle souhaitait nous parrainer, et donner de façon à nous remonter sur la liste d’attente. Je sais que rien est fait, que ce n’est pas encore sur à 100% étant donné que les critères concernant la santé des donneurs sont très strictes et que malheureusement, les candidats au don sont peu nombreux à pouvoir aller jusqu’au bout de leur démarche. Mais je suis heureuse, touchée au plus haut point, de savoir qu’il y a une personne, que l’on ne connaît absolument pas, qui souhaite faire ce si beau geste pour nous, pour nous aider. Dès que j’y pense, j’ai les larmes aux yeux. Comment remercier une personne qui veut faire en sorte de t’offrir le bonheur de devenir parent, même si ça n’aboutissait pas pour X raison, je lui serai à jamais reconnaissante.

Je suis désolée de ne pas être très présente sur vos posts, mais je vous lis, tous les jours.

Maintenant j’ai un déménagement à préparer, vous m’excuserez mais les cartons ne se feront pas tout seuls !

XOXO,
Chax

12 mai – 12 juin

« Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort ». C’était une connerie. Du moins dans son acception banale et contemporaine. Au quotidien, la souffrance n’endurcit pas. Elle use. Fragilise. Affaiblit. L’âme humaine n’est pas un cuir qui se tanne avec les épreuves. C’est une membrane sensible, vibrante, délicate. En cas de choc, elle reste meurtrie, marquée, hantée.  – Jean-Christophe Grangé, Le Passager.

Un mois. Un mois avant mon terme.

Est-ce qu’un jour je cesserai d’y penser ? D’en pleurer ?

Est-ce qu’un jour j’arriverai à aller de l’avant, à y croire à nouveau ?

Vais-je réussir à arrêter de souffrir en silence ?

Vais-je réussir à surmonter l’attente qui nous pend au nez ?

Vais-je souffrir à nouveau ?

Comment oublier le futur que je m’étais imaginé ?

Tant de questions auxquelles, six mois après, je n’ai toujours pas trouver les bonnes réponses.

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Parce-que ça fait longtemps

Je n’étais pas revenu écrire ici depuis ma fausse couche… Les mois qui ont suivi cette mauvaise nouvelle n’ont pas été faciles à vivre.

J’ai été trois semaines en arrêt car je ne me sentais pas de revenir au boulot, affronter tout le monde et leurs regards de pitié, mais surtout leurs questions. Mon contrat se terminait le 13 décembre et je suis revenu la dernière semaine uniquement. Le premier jour, j’ai eu droit à plusieurs « alors ça pousse ? », « comment va le bébé ? ». Autant dire que je n’étais pas des plus heureuses de revenir mais bon ces personnes étaient pardonnables car elles ne savaient pas. Je répondais froidement, je n’arrivais pas à faire autrement et j’étais prête à me désintégrer en larmes. Il n’y avait que les collègues de mon service au courant. J’ai tout de même eu droit de leur part aux histoires qui concernant l’amie d’un ami de la meilleure amie de son frère pour qui ça avait marché suite à une fausse couche. Je pense que dans ces moments là, on est inconsolable.

Le dernier jour de boulot, j’ai rencontré la DRH du département pour faire un point sur mes huit mois passés au sein de l’établissement… j’espérais que l’on parle de mon travail, mais non, elle m’a dit qu’ils ne me gardaient pas car j’avais des « projets personnels plus importants » – elle faisait allusion à la grossesse -, ce à quoi j’ai répondu non. Elle pensait que je mentait. Je suis reparti en pleure de cet entretien.

Les fêtes sont passées, on est parti en vacances chez des amis en janvier, et à notre retour on avait rendez-vous à la PMA pour faire un point sur la fausse couche et pour récupérer une ordonnance pour une troisième tentative, même traitement. On a tenté sur le cycle de février, pendant notre déménagement, je n’étais pas des plus sereines et cette insémination s’est révélée négative le 3 mars.

Depuis, on a pris de grandes décisions. On abandonne la PMA à Amiens, on pars s’installer dans les Landes, auprès de ma famille. Je n’ai toujours pas de boulot ici, Mr Chax rêve de se casser du sien où il bosse avec des enfoirés donc on en profite. On s’inscrit dans le centre du CHU de Bordeaux, nous avons rendez-vous le 6 juillet avec une Dr Miracle, enfin je l’espère. J’ai déjà demandé notre dossier auprès d’Amiens, on le reçoit la semaine prochaine. Donc nous nous relançons dans l’attente interminable qui logiquement est de 18 mois, à moins que, pour une fois, nous ayons de la chance et qu’on n’ai pas à attendre autant…

La parentalité me semble encore si loin, même lorsque Mr Chax me parle des châteaux de sable qu’on fera avec notre enfant sur les plages landaises sans passer pour des gamins (oui car on adore en faire tous les deux). Je préfère me préserver, me dire que pour le moment on y pense pas, mais pourtant…

Tous les jours je pense à notre petite étoile, certains diront que je n’étais que à 12 semaines, mais pour moi il était déjà tout. J’ai perdu une partie de moi, de nous, notre espoir. Notre bébé.

XOXO,
Chax

Thank you

Tout d’abord, je vous remercie toutes pour vos gentils messages. C’est si touchant, et ça fait tant de bien d’avoir du soutien et des petits mots remplis d’amour.

Je ne vous cache pas que je suis un peu au fond du trou. Mais surtout le soir. La journée ça va… bien que je sois en arrêt, j’essaie de m’occuper un maximum, et ça m’aide. Mais le soir… c’est une autre histoire. Je rumine beaucoup, je culpabilise. Je lui parle parfois, en regardant le ciel. Il me manque, il me manque quelque chose à l’intérieur de moi, je me sens si vide. Je me touche le ventre, par habitude je pense… et là je me rappelle qu’il ne fait plus parti de moi. Dés que je pense à lui, mon cœur se serre, j’ai du mal à respirer, et les larmes montent.
Bien évidemment, quand il t’arrive quelque chose, quoi que ce soit, tout se rapporte à cet évènement. En effet, hier j’ai été me balader, j’ai vu que des femmes enceintes, que des bébés, que des magasins de puériculture et de vêtements pour enfants. Je les fuyais du regard, j’étais mal. J’ai regardé le film (ou plutôt commencé) « La liste de mes envies » avec Mathilde Seigner, et bien évidemment ils étaient obligés de mentionner le fait qu’elle avait perdu son bébé. Mon homme et moi on s’est regardé et on s’est dit qu’on allait aller se coucher plutôt que de le regarder finalement. Parfois, on a l’impression qu’ils le font exprès, tous.

Je ne me sens absolument pas apte à retourner au travail, déjà que l’ambiance n’est pas au beau fixe là-bas, mais là c’est pire, je ne veux pas me prendre des déclarations de grossesse tous les jours dans la tronche, voir toutes ces femmes enceintes, ou même me faire gueuler dessus car ça fait parti de mon quotidien, je ne m’en sens pas capable. Je n’arriverai pas à faire mon deuil si j’y retourne et pourtant il va bien falloir. Je n’ai plus beaucoup de temps à faire là bas, mon contrat se termine le 13 décembre. Qu’est ce que j’ai hâte. Mais je vais quand même essayer de voir avec mon médecin s’il ne peut pas me prolonger d’une semaine, juste une. Il ne me restera plus que 7 jours à faire après.

Comment avez-vous fais, vous qui êtes passées par là, pour passer « à autre chose », à aller de l’avant ?

J’ai tellement envie de reprendre rendez-vous au centre PMA pour reprogrammer une nouvelle insémination mais j’ai trop peur de revivre le même calvaire. On dit que la foudre ne peut pas tomber deux fois au même endroit, mais pourtant ça arrive… malheureusement.

Failure

Tout allait bien. Jusqu’à jeudi soir. Jeudi soir j’ai été aux toilettes, et là, du sang, léger. J’ai eu très peur, j’ai pleuré. J’ai été me coucher en me disant que c’était rien et que les saignements arrivaient durant la grossesse. J’ai dormi de 22h à 1h du matin, je me suis faite réveiller par des douleurs intenses au ventre, je n’ai rien dis à mon homme que j’ai laissé dormir jusqu’à 6h. Je me suis levée, retournée aux WC et de nouveau du sang. Très peu. Mais les douleurs abdominales étaient si fortes que j’ai demandé à mon chéri de m’emmener aux urgences. Le verdict ? Une échographie réalisée par une interne incompétente (en fait elle ne savait pas se servir de l’échographe). Sa chef est arrivée, si désagréable qu’elle m’a fait pleurer. L’écho est passée. La grossesse s’est arrêtée il y a 15 jours. Mon bébé est mort il y a 15 jours et moi je pensais que tout allait bien. Si seulement je m’étais écoutée, si seulement j’avais su, je serai allée voir mon gynécologue avant. J’ai gardé mon bébé 15 jours, mort, dans mon ventre. Sans vie. Je ne m’en remets pas.

Bien sûre, la grossesse s’est arrêtée trop tard, il faut passer par le curetage. Prévu mardi…

Je n’ai à nouveau pas dormi dans la nuit de vendredi à samedi. Les douleurs étaient abominables. A 6h je dis à chéri de me remmener aux urgences. Je me vide de mon sang. Avant de partir, le fœtus est évacué aux toilettes. J’ai mal, je suis traumatisée. J’ai tout vu. J’ai vu ses membres… au fond de la cuvette.

Je perds beaucoup de sang. A l’hôpital, ils me retirent le reste des bouts de tissus, c’est si douloureux… Je me tords de douleurs, mais je ne pleure plus.

Je suis rentrée chez moi après. Vide.

Je saigne encore, je souffre encore. Heureusement que les antalgiques sont là.

Je ne sais pas si je vais me relever, et si c’est possible, je ne sais pas de quelle manière j’y arriverai.

Demain c’est mon anniversaire. Il sera si triste.

Mode PB : on

Bon je sais que je passe par intermittence par ici mais il faut que j’avoue être un peu débordée ces derniers temps, sans parler du décès précoce de mon ordinateur, autant dire que j’avais la flemme d’écrire depuis la tablette ou bien mon tél qui a décidé de me faire tourner en bourrique lui aussi !

Bref, je préviens juste avant toutes choses que je risque d’activer le mode Pregnant Bitch dans les prochaines lignes, alors celles qui ne souhaitent pas me lire, chose que je comprends tout à fait, vous avez totalement le droit de me boycotter !

Je suis aujourd’hui enceinte de 10sa+1. Les premières semaines ont été assez hardcore à vivre entre les nausées et dégueulements à tout va, les seins qui me pesaient comme des pastèques, la fatigue et les migraines à me cogner la tête contre les murs.
Ca va mieux depuis quelques jours, et justement, maintenant je m’inquiète car je n’ai plus aucun de ces symptômes, la fatigue est là mais moins intense (bon j’me couche toujours à 20h30 le soir après les journées de boulot). Du coup, j’ai vraiment hâte d’être à l’échographie du T1 le 23 novembre pour me rassurer, en espérant que tout aille bien.

Mr Chax est au petit soin avec moi, il est heureux aussi. Depuis le temps qu’il attendait ca… et le pire c’est qu’il est plus serein que moi par rapport à cette grossesse. Plus de 10 ans à espérer, et au final à se dire qu’il ne sera jamais père. Je souhaite lui apporter ce bonheur, lui qui pose sa main tous les soirs sur mon ventre dans le lit, ce petit moment qui n’appartient qu’à nous, tous les trois… (et le chat) j’ai envie d’en vivre tellement d’autres.

Je vous remercie toutes, chacune une par une, de m’avoir soutenu et d’avoir été là, cette blogosphère aussi malheureuse soit-elle, autant dans l’attente, m’a beaucoup apporter jusqu’à maintenant. Et c’est grâce à vous !
Je souhaite également à chacune d’entre vous, toutes celles qui sont encore sur le quai, qui entament d’autres démarches, ou encore qui tentent de faire le deuil de la parentalité, d’atteindre votre but, votre objectif. Ne baissez jamais les bras.. quel qu’il soit, le bonheur est trop fort à la fin, et il mérite d’être vécu.

XOXO,
Chax

Le résultat

Après 15 jours d’attente (qui sont passés beaucoup plus vite que la première fois), j’ai fais ma prise de sang lundi matin. Les résultats sont tombés, j’étais stressée.

Et voilà, un taux à 212ui… nouvelle prise de sang lundi et je dois appeler la PMA dans la foulée. Je n’ai pas pu m’empêcher de dire « putain je suis enceinte » et à regarder à plusieurs reprises le taux.

Mais évidemment j’ai demandé à mon médecin de me prescrire une prise de sang entre les deux, faite aujourd’hui pour me rassurer, et voilà : 850ui !

Mr Chax est très heureux, lui qui avait tirer un trait sur sa paternité il y a bien longtemps… Maintenant nous espérons que notre petite grenouille s’accroche jusqu’au bout.

Je vous promets que je ne me transformerais pas en PB même si j’en serai une pour vous toutes qui êtes encore sur le quais. Je vous souhaite que ça fonctionne, j’en suis sûre, ne baisser pas les bras, le bonheur à la clé est tellement merveilleux.

XOXO,
Chax

IAD 2

Hé oui j’ai été un peu absente durant le mois d’Août, beaucoup de boulot, et j’essayais de me sortir un peu la tête de la PMA.

Le 30 août mes règles ont débarquées, j’ai appelé le centre pour les prévenir de cette grande et merveilleuse nouvelle. Du coup j’ai commencé mon traitement avec Menopur le 31, à J2.
Premier contrôle à J7, lundi dernier : j’ai été stupéfaite de voir que j’avais déjà un follicule de 11mm et un autre de 10 et tout ça dans mon ovaire droit ! Le gauche à décidé de faire grève ce mois-ci. Du coup appel de la SF l’après-midi, j’ai continué Menopur jusqu’à mercredi, où je suis retournée faire un contrôle : un peu moins d’enthousiasme… le plus gros est à 13. La SF m’appel l’après-midi et me dit que je dois continuer encore trois jours de Menopur et vendredi soir, à J11, j’ajoute du Cetrotide et contrôle samedi matin.

J’angoissais un peu, j’avais peur que l’on m’annonce que ça n’avais pas bougé ! Mais non, mon ovaire s’est mit au boulot, un peu tardivement mais il est comme moi, c’est un grand flemmard je pense ! (Vous n’avez jamais pensé que vos ovaires reflètent votre personnalité ?) Du coup mon tout petit follicule est devenu grand, il était à 17,5mm et mon endomètre à 9, prêt à accueillir un éventuel embryon. On est repartis heureux avec chéri, j’ai déclenché hier soir à 18h et l’insémination aura lieu lundi matin à 10h30.

Lundi c’est le premier jour des vacances de Mr Chax, j’espère que ça va nous porter chance !

XOXO,
Chax

Négatif

Je ne suis pas revenu depuis un petit moment, l’IAD qui a eu lieu le 22 juillet s’est terminée par un échec. Je m’y attendais, j’ai fais la testeuse compulsive à partir de 9 DPO mais bon, je sais que pour la prochaine je ne claquerai pas mon salaire dans les tests. Et en plus, j’ai eu mes règles la veille de la prise de sang, si c’est pas beau ça !?

J’ai déjà reçu les ordos pour la prochaine qui sera sur mon cycle de septembre, j’ai été à la pharmacie ce matin pour commander tout ça et j’aurai mon traitement dès demain. Mes règles peuvent débarquer, je suis parée. Même traitements que la première tentative, Menopur 75 et Ovitrelle. Contrôle à J7 (cette fois ci je ne serai pas obligée de faire 3h de route juste pour une écho et une prise de sang).

Bonne journée à toutes.

XOXO,
Chax

DPO 9

Ah les DPO… quelle horrible période propice au psychotage, mais aussi rythmée par la prise de progestérone et par l’analyse des symptômes les plus fous.

Bon, j’en suis à 9 jours post-IAD, la première semaine est enfin passée… d’ailleurs j’ai merdé, honte à moi, j’ai fait un test à 6 DPO, il y avait une légère barre et je sais maintenant que c’était Ovitrelle car j’en ai refais un hier matin pour voir l’évolution du résidu d’hormones qu’il y avait en moi, et le test s’est avéré blanc de chez blanc.

Mis à part mon petit dérapage, j’ai la poitrine qui va exploser, mes soutifs sont tous trop petits, les seins sont très sensibles et douloureux dès que je marche et EN PLUS, j’arrive plus à dormir sur le ventre !! Moi qui ne sait pas m’endormir autrement… (vous savez, les deux bras sous l’oreiller.. on est trop bien comme ça !)
Je suis également prise d’une fatigue intense, le soir je me couche à 20h30 au plus tard et me réveille à 6h obligatoirement, toujours aussi fatiguée ! Hier j’ai dormi à peu près 9h dans la nuit + une sieste d’une heure l’après-midi + couchée à 21h parce-que je ne tenais plus, jusqu’à 7h ce matin. A tous les coups je vais faire une petite sieste cet aprem. Une vraie marmotte.

Un coup je crois en cette tentative, un coup je n’y crois plus. Les IAD c’est comme les IAC, les chances augmentent sois disant a chaque tentative, mais pourquoi d’ailleurs ? J’ai tellement besoin et envie de cette bonne nouvelle…